BMW Motorrad élargit sa famille M avec la M 1000 RS, un roadster dérivé de la M 1000 RR et débarrassé de son carénage intégral. Présentée comme le roadster homologué pour la route le plus puissant jamais conçu, cette quatrième déclinaison de la gamme adopte une définition nettement plus radicale que celle de la M 1000 R. Sa production sera limitée à 1 000 exemplaires, ce qui place d'emblée la nouveauté dans une logique d'exclusivité.
Le sigle « RS » renvoie ici à Rennsport, soit la course, et non à ReiseSport comme sur la R 1300 RS. BMW Motorrad revendique ainsi une filiation avec plusieurs modèles historiques de compétition, notamment la RS 500 Type 255 et la RS 54 de 1953. Cette référence ne transforme pas la M 1000 RS en machine de championnat, mais elle précise l'orientation retenue : une moto de route dont la conception et l'équipement s'appuient largement sur les solutions de la branche sportive du constructeur.
Un quatre-cylindres de 218 ch
Le moteur est le quatre-cylindres en ligne de la M 1000 RR. Il développe 218 ch à 14 500 tr/min et 113 Nm à 11 100 tr/min, tandis que le régime maximal atteint 15 100 tr/min. Par rapport à la M 1000 R, le gain annoncé est de 8 ch. La transmission reçoit également une adaptation : la couronne passe de 47 à 45 dents, afin d'obtenir un rapport plus court.
| Donnée | BMW M 1000 RS |
|---|---|
| Puissance maximale | 218 ch à 14 500 tr/min |
| Couple maximal | 113 Nm à 11 100 tr/min |
| Poids en ordre de marche | 196 kg |
| Vitesse maximale annoncée | 283 km/h |
| 0 à 200 km/h annoncé | 7,2 s |
Le poids annoncé de 196 kg en ordre de marche contribue à expliquer le niveau de performances communiqué par BMW Motorrad. La M 1000 RS doit atteindre 200 km/h en 7,2 secondes et sa vitesse de pointe est donnée pour 283 km/h. Ces valeurs sont celles annoncées pour la moto et ne constituent pas un avis d'essai indépendant : Motomag, dans l'article signé Nicolas Baudon, détaille la présentation et les caractéristiques de la machine sans rapporter d'impression de conduite d'un essayeur nommé.
Une partie-cycle inspirée de la M 1000 RR
La base est celle de la M 1000 R équipée du pack M Competition, mais plusieurs éléments proviennent de la M 1000 RR ou de l'univers de la compétition. La boucle arrière est reprise à la sportive carénée, tandis que l'échappement complet Akrapovič en titane permettrait de gagner 1,6 kg. Les ailerons en carbone mat, marqués « RS », produisent selon les données communiquées 17,4 kg d'appui à 280 km/h. Des pièces en carbone sont également utilisées pour les garde-boue et les carénages.
- Jantes carbone M et pneus Pirelli Diablo Rosso IV Corsa ;
- Suspensions semi-actives DDC et freins M ;
- Poignée de gaz courte M, modes de conduite Pro et changement de rapports assisté ;
- Repose-pieds réglables issus de la M 1000 RR et rétroviseurs en bout de guidon ;
- Poignées chauffantes, régulateur de vitesse, contrôle de pression des pneus et Keyless Ride.
Le réservoir en aluminium brossé et la selle en Alcantara brodée « RS », placée à 850 mm de hauteur, complètent cette définition. BMW Motorrad annonce un unique coloris noir mat, baptisé Night Black. L'ensemble vise donc moins la polyvalence d'un roadster conventionnel que l'efficacité d'une sportive dépourvue de carénage, avec une aérodynamique toujours travaillée grâce aux appendices en carbone.
Une série limitée attendue en mars 2027
La BMW M 1000 RS doit être disponible à partir de mars 2027. Son prix annoncé est de 40 750 €. À ce niveau, l'équipement de série et les matériaux employés constituent une part importante du positionnement de cette machine, dont la production limitée à 1 000 unités distingue la M 1000 RS des autres modèles M de la gamme. Les premières données publiées permettent surtout de la situer comme une déclinaison de prestige, à mi-chemin entre le roadster M 1000 R et la M 1000 RR destinée à la piste.