Une transition de piste ciblée pour réduire la violence des passages
La NASCAR a décidé d'engager des travaux sur le dogleg du Phoenix Raceway après des relevés mettant en évidence des contraintes importantes pour les pilotes lors du passage entre la partie inclinée et l'apron. Les opérations visent une intervention avant la saison 2027, sans que le tracé exact ni le calendrier détaillé aient été communiqués.
Les mesures proviennent d'embouts buccaux instrumentés portés par les pilotes, qui enregistrent accélérations et mouvements de tête. Selon le site Jayski, les pics observés se situaient dans les bas de la dizaine de G. Des chiffres antérieurs, plus élevés, ont été publiquement rectifiés par la suite.
Un objectif double : sécurité des pilotes et spectacle
La difficulté pour la NASCAR est de corriger la brutalité de la transition sans effacer les options de trajectoire qui font le spectacle à Phoenix. Le dogleg est un élément clé du déroulement des courses : il offre plusieurs trajectoires et permet des dépassements, la plupart des pilotes coupant régulièrement cette portion pour gagner des positions ou raccourcir la trajectoire.
- Origine des données : embouts buccaux instrumentés enregistrant accélérations et mouvements de tête.
- Constat : pics d'accélération atteignant les bas de la dizaine de G lors du passage banking→apron.
- Solution envisagée : adoucir le changement d'inclinaison, notamment par une pente plus progressive.
Brad Moran, directeur général de la Cup Series, a évoqué publiquement la nécessité d'améliorations pour la saison 2027 lors d'une intervention sur SiriusXM NASCAR Radio. Aucune feuille de route technique, ni objectif chiffré de réduction des accélérations, n'a pour l'instant été rendu public par la NASCAR.
Une modification qui doit préserver les relances et les dépassements
La manœuvre critique décrit un rapide passage de la piste inclinée vers une surface plus plate puis un retour sur l'inclinaison : répétée plusieurs centaines de fois sur un week‑end, cette transition peut générer une fatigue physique significative pour les pilotes, même en l'absence d'accident apparent. La piste la plus probante selon les informations relayées par Jayski consisterait à rendre la pente plus progressive afin de limiter le choc lors de la sortie du banking, sans supprimer l'usage de l'apron.
Pour la NASCAR, l'enjeu est donc de réduire les charges physiques imposées aux pilotes tout en conservant les caractéristiques sportives qui font l'identité des courses à Phoenix. Une modification trop profonde pourrait amoindrir les trajectoires multiples et les opportunités de dépassement liées au dogleg.
À ce stade, la fédération n'a ni publié de plan technique détaillé, ni chiffré les objectifs de réduction des accélérations, ni annoncé de calendrier précis des travaux. Le débat entre impératifs de sécurité et maintien du spectacle devrait s'intensifier à mesure que la NASCAR précisera ses choix.